MJCF UEC Avant-Garde Facebook Twitter Youtube

Fédération des Pyrénées Atlantiques

Fédération des Pyrénées Atlantiques

La JC 64 interpelle la ministre et la députée en réunion publique

 
 

le 22 avril 2013

 
 

Samedi 20 avril 2013, Colette Capdevielle, députée de la 5ème circonscription des Pyrénées Atlantiques, organisait un atelier législatif citoyen sur le thème: « Redonner espoir à la jeunesse ». Invités d'honneur, madame la ministre à la réussite éducative Pau-Langevin et le président des jeunes socialistes Thierry Marchal-Beck.

Les Jeunes Communistes 64 ont répondu présents à l'appel et ont souhaité relayer les pétitions signées par 150 jeunes de la circonscription pour réclamer de nouveaux droits et stopper l'austérité préconisée par le parlement et le gouvernement socialiste.

 

Bien que voulant tronquer et discréditer notre intervention par un « arrachage » de micro et des coupures permanentes de la part de l'équipe parlementaire de madame Capdevielle, nous avons été jusqu'au bout de l'intervention ! De plus, des militants socialistes de l'assemblée ont prié les attachés parlementaires de nous laisser finir et nous ont chaleureusement applaudis..l'austérité gouvernementale ne semble pas faire l'unanimité dans les rangs du PS.

 

Les réponses apportées par mesdames la ministre et la députée n'ont pas correspondu à notre attente. Il nous est d'ailleurs difficile de les retranscrire tant le flou fut totale. En effet, le manque de temps et l'impossibilité gouvernementale à changer véritablement la société ne sont pas des réponses claires et légitimes pour redonner espoir à la jeunesse.

Madame Capdevielle s'est également dit fière d'avoir voté le projet de loi sur l'ANI. Madame la députée s'est donc dit heureuse d'avoir voté pour une loi permettant aux employeurs de pratiquer le chantage à l’emploi pour baisser les salaires et augmenter le temps de travail, pour imposer la mobilité forcée, pour faciliter les licenciements et éviter aux entreprises l’obligation de mettre en place des « plans sociaux » pour licencier...

 

 

Ci dessous, le texte de l'intervention:


 

Partout en Europe, les moins de 25 ans paient le prix fort de la crise économique et de l’augmentation du chômage. Les entreprises débauchent et les jeunes s’entassent dans les files d’attentes de pôle emploi.

Les mesures de rigueur misent en place actuellement par votre gouvernement madame la ministre affaiblissent les protections des jeunes salariés et ajoutent encore de la précarité.

La situation politique est dramatique c'est pour cela que nous vous interpelons aujourd’hui, madame la ministre Pau Langevin, madame la députée Capdevielle.

 

Vous voulez redonner espoir à la jeunesse et bien donnez lui un travail.

Les mesures récentes, mises en place ou annoncées par le gouvernement, telles que les contrats de génération, la règlementation des stages, ne sont que des premières réponses d’urgence dans l’accès à l’emploi, mais elles ne suffiront pas à mettre un terme à 30 ans de politiques discriminatoires envers les jeunes. Les « contrats d'avenir » s'inscrivant dans cette même logique consistent à encourager l'embauche d'un jeune. L'objectif étant qu'à terme, l'entreprise propose un CDI au jeune. Mais cela a été affirmé clairement, pas question pour le MEDEF de se laisser imposer cette contrepartie. Le dispositif intéresse le patronat. En effet, quand le contrat arrive à son terme, l'entreprise peut le remercier et le renvoyer.

Cette situation se vérifie déjà avec les jeunes en apprentissage, où dans 50% des cas, l'entreprise rompt le contrat avant même la fin de la formation. Des salariés moins chers, jetables, le tout aux frais de l'état : tout bénéf !

 

Parlons ensuite de l'enseignement supérieur. Un enseignement qui va mal. Face à cela, la loi que propose Mme Fioraso recycle les vieilles recettes libérales qui ont conduit à la faillite : main-mise des chefs d'entreprise, concurrence généralisée, asphyxie budgétaire. Les conséquences sont très concrètes : nos formations se dégradent et ne valent plus grand­chose, nous étudions dans des conditions inacceptables et nous sommes obligés de nous salarier.

 

Alors oui nous le voyons, le volontarisme politique affiché par le gouvernement en matière d’emploi ou d'études pour les jeunes se fait toujours attendre, les jeunes communistes et plus largement ceux de votre circonscription tiennent à vous faire part de leurs plus vives inquiétudes concernant les évolutions à venir du code du travail.

En effet, madame Capdevielle vous avez voté en faveur du projet de loi pour la « sécurisation de l’emploi ». Une sécurisation qui n'a qu'un sens: aggraver profondément notre précarité. Le projet de loi fondé sur une retranscription des Accords Nationaux Interprofessionnels fragilise l’entrée des jeunes dans le monde du travail. Les jeunes, par la faiblesse de leur ancienneté dans l’entreprise ou bien parce qu’ils « doivent faire leurs preuves », vont être les premiers à subir l’assouplissement de la législation en ce qui concerne les licenciements ou la baisse de leurs droits.

De même, alors qu’il s’agissait d’ouvrir la possibilité pour les jeunes d’être embauché en CDI, le CDI intermittent, introduit dans le projet de loi accepté par vous-même, met fin de fait à cet objectif.

 

Le PCF côte basque vous a transmis plus de 650 signatures en défaveur de ce projet. Nous jeunes communistes avons fait signer plus de 150 jeunes. 150 en faisant du porte à porte dans les résidences étudiantes bayonnaises, devant la gare, devant le CFA, dans les lycées. Des jeunes madame la ministre, madame la députée qui ne croient pas à ce changement.

Des jeunes qui n'ont plus d'espoir face à la politique gouvernementale et parlementaire.

Virer Sarkozy, Chatel ou Grenet était une étape mesdames, mais la politique doit désormais prendre le cap du changement. Si vous voulez le changement, commencer par changer de direction. Nous vous en faisons la demande vous responsables politiques à tous les échelons, conseillers municipaux, généraux, régionaux, parlementaire, membres du gouvernement...

 

Venus d’horizons différents, les jeunes de notre génération partagent une exigence commune : il est urgent de mettre fin à la situation d’exclusion, de précarité, d'inégalité que vive les jeunes.

 

Tenez, prenez en compte ce que la plus grande organisation de jeunesse vous dit, écoutez nos propositions pouvant en effet redonner espoir à la jeunesse:

  • Un service public d’orientation, de l’information et de l’accompagnement pour permettre aux jeunes de construire leur parcours professionnel
  • Un véritable statut pour les apprentis et stagiaires, et la rémunération à 100% de l’emploi occupé
  • Un coup d’arrêt aux fermetures d’usine qui passe par une loi contre les licenciements boursiers pour sécuriser des filières industrielles et l’emploi de la jeunesse
  • L’augmentation du SMIC à 1700 euros
  • Une réelle taxation des contrats courts & contrats précaires quelle qu’en soit la durée (CDD, intérim, contrats saisonniers)
  • Un statut social pour permettre aux étudiants de se former dans de bonnes conditions avec une allocation d’études pour tous.

 

Nous refusons l’idée que la seule voie possible pour sortir de la crise serait de demander toujours plus d’efforts à ceux qui ont le moins. Notre génération peut être motrice du progrès économique, social et démocratique de notre société, pourvu qu’on lui donne les armes pour réussir.

Mme Capdevielle vous comptez redonner espoir à la jeunesse. Votre élection, celle de Monsieur Hollande ont suscité cet espoir. Il n'est donc pas perdu, faites en sorte qu'il ne disparaisse pas en engageant la mise en place d'une politique courageuse et ambitieuse.

 

 

La JC 64 interpelle la ministre et la députée en réunion publique